AGENDA________________________
Dcs Yves Thilmans - 23 fvrier 2018
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Compte-rendu de Assemble gnrale ordinaire du 3 fvrier 2018 - Samedi 10 fvrier 2018
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Assemble Gnrale Ordinaire - Samedi 3 fvrier 2018
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Prsentation de l'ouvrage TIRAILLEURS SENEGALAIS Tmoignages pistolaires 1914-1919 - Mercredi 11 Mars 2015
Pierre ROSIERE-Mamadou KONE-Cyr DESCAMPS prsenteront l'ouvrage l'Institut Franais 18h30
Prsentation du livre les Garnisons de Gore - Lundi 5 Mai 2014
19 heures l'Institut franais de Dakar (89, rue Joseph Gomis) prsentation du livre "Les Garnisons de Gore" de Maurice MAILLAT.
Message de Stephen Grant, membre d'honneur de l'AAMHIS - mardi 18 fvrier 2014
Livres sur Strickland, consul amricain Gore Lien : http://www.youtube.com/watch?v=M-wrBKbOSF8

Salle 7: ROYAUMES

MOBILIER

- Trois grands panneaux muraux (n° 18, 19, 20).

- Neuf petits panneaux muraux (n° 21 à 29).

- Trois vitrines plates centrales sur pieds en tubes carrés (n° 28, 29, 30).

- Pierre tombale  fixée au mur.

Panneau n°18

Matériaux

Contreplaqué de 15 sur cadre de bois.

Dimensions : 110 x 160 cm.

Texte (50 x 50 cm): Les tumulus protohistoriques de sable en Sénégambie.

Un tumulus est un monument funéraire constitué d’un amas (de terre, de coquillages, de pierres) élevé par l’homme et contenant une ou plusieurs inhumations. En Sénégambie, plus de 10 000 tumulus de sable (les seuls considérés ici) ont été recensés. Ils sont groupés en près de 2 000 sites. Ces monuments sont appelés mbanar en wolof et podom en sérère.

Les dimensions de ces tumulus sont très variées, allant de quelques dizaines de cm à près de 6 m de hauteur. Les largeurs oscillent entre 10 et 75 m. Les plus volumineux sont ceux de la région de Mbacké, dont on a calculé que la construction des plus gros, avait exigé environ 25 000 journées de travail. Par contre, beaucoup d’autres de ces formations sont effacées par l’action de l’érosion, de ruissellement, ainsi que par la mise en culture.

Ces tumulus de sable ne sont pas uniformément répartis dans toute l’étendue de la Sénégambie. Ils sont concentrés dans la moitié occidentale de celle-ci, à savoir le Walo, le Kayor, le Sine, le Saloum. Certains s’avancent dans la zone mégalithique, ou une partie d’entre eux est alors flanquée d’un ou plusieurs monolithes.

Jusqu’à nos jours, les Sérères non-musulmans ont pour coutume d’enterrer leurs défunts dans des tumulus. Toutefois, ils distinguent ceux-ci, qui sont d’époque historique, des tumulus protohistoriques dont il est question ici et qu’ils trouvèrent à leur arrivée dans leur habitat actuel. Ils attribuent l’érection de ces derniers aux Socés (Mandingues).

Assez peu de fouilles archéologiques ont été effectuées jusqu’à présent dans ces monuments funéraires. J. Joire et G.J. Duchemin en ont, en 1941-42, fouillé vingt, appartenant à deux sites situés au SE de Saint-Louis, à savoir celui de Nguiguela (qui semble le plus ancien) et celui de Massar. Certains des tumulus de Nguiguela ont livré un riche matériel : bijoux en or, en argent, en cuivre, en cornaline, épée etc.

Une datation par le radiocarbone, réalisée sur du matériel provenant d’un tumulus de Massar, a donné 1.200 ans de notre ère.

Un tumulus a également été fouillé en 1971-72 à Ndalane, au NW de Kaolack. Il a livré six perles en or, ainsi que des objets en cuivre et en fer.

A côté de ce texte, une carte des sites à tumulus avec la mention : d’après V. Martin et C. Becker, 1977 " (70 x 90 cm).

 

Panneu n° 19

Matériaux

Contreplaqué de 15 sur cadre de bois.

Dimension 153 x 100 cm.

Texte: Groupes Ethno-Linguistiques de Sénégambie.

Sur une base à la fois ethnique et linguistique, les actuelles populations du Sénégal et de la Gambie peuvent être divisées en deux groupes principaux : groupe mandé d’une part, groupe atlantique d’autre part.

 

1. Groupe mandé

Les principales étapes de la mise en place des groupes mandé de Sénégambie semblent avoir été les suivantes :

- Au cours du premier millénaire de notre ère, et probablement en relation avec le royaume de Ghana et avec l’Etat, mal connu, du Namandiru (Sénégal Oriental), des groupes soninké occupent une partie de l’actuelle Sénégambie. Ce sont les Socé des traditions. Ils seraient à l’origine de la dynastie Wagadu du Baol. Quoique les traditions n’y fassent pas allusion, ces Socé n’étaient évidemment pas les premiers habitants du pays. Celui-ci avait été habité par les Néolithiques, dont de nombreux sites attestent l’existence, et probablement par d’autres groupes humains connaissant l’usage du fer.

- Au XIIIe siècle, en rapport avec l’expansion du Mali, des éléments malinké s’établissent en Sénégambie, notamment sur les rives de la Gambie et en moyenne Casamance.

-Au XIXe siècle, à la suite de l’expansion peul au Fouladou, les groupes mandé de moyenne Casamance sont refoulés vers l’Ouest.

 

2. Groupe atlantique
Le groupe dit atlantique peut être subdivisé en quatre sous-groupes :

- Toucouleur, Peul, Sérère du Sine-Saloum. Les deux premiers parlent la même langue, les Peul étant fréquemment pasteurs. Les Sérère du Sine-Saloum auraient, selon les traditions, quitté le Fouta-Toro à partir du XIe siècle.

- Wolof, Lébou, Sérère de Thiès. Les deux premiers parlent la même langue; les Lébou se sont fixés dans la presqu’île du Cap-Vert. Les Sérère de Thiès comprennent les None, les Ndout, les Safen.

- Diola, Mandjak, Balant. Ils sont linguistiquement apparentés, et occupent la basse Casamance.

-Tenda: Autrefois nombreux dans le Sud du Sénégal, ils sont actuellement scindés en deux fractions aux effectifs réduits : celle de l’Ouest, les Baïnouk, a été refoulée par le groupe Diola. Celle de l’Est, les Bassari, Koniagui, Bédik, Badiaranké, a été réduite par les Mandé et les Peul.

Avec carte (65 x 100) tirée de V. Martin et C. Becker.

Panneau n°20

Matériaux

Contreplaqué de 15 sur cadre de bois.

Dimensions 153 x 100 cm.

Texte: Les Etats

Les traditions rapportent l’existence ancienne d’un Etat, le Djolof, dont le fondateur, Ndiadiane Ndiaye, semble avoir vécu au XIVe siècle. Ses successeurs, portant le titre de bourba, avaient dans leur mouvance le Walo, le Cayor, le Baol et probablement, au moins à titre temporaire, d’autres Etats de la Sénégambie. L’éclatement de ce grand Djolof se situe au XVIe siècle, avec la sécession du Cayor par Amary Ngoné Sobel Fall. D’abord uni au Cayor, le Baol s’en séparera à diverses reprises.

Le Gabou, royaume centré dans l’actuelle Guinée-Bissau, aurait été unifié au XIIIe siècle par Tiramakhan Traoré, lieutenant de Soundiata, fondateur de l’empire du Mali. Il se situa d’abord dans la mouvance de cet empire. Il exerça, au cours des XVe et XVIIIe siècle, une certaine influence sur les Etats manding des rives de la Gambie et même sur le royaume de Kasa de la moyenne Casamance, peuplé de Kansanké-Baïnuk. C’est également d’une province du Gabou que les Guelwar, nobles manding de sang royal, partirent vers le NW. Une partie d’entre eux prit le pouvoir au Sine (XIVe s), avec Maïssa Wali Dione, tandis qu’une autre branche faisait de même au Saloum, le siècle suivant, avec Mbegane Ndour.

Le Fouta-Toro, dont les traditions rapportent brièvement l’existence de plusieurs dynasties d’origine ethnique diverse, fut conquis, au XVIe siècle, par un chef de migration foulah, Koli Tenguéla. Ses successeurs, les Siratik ou Satigi, conserveront le pouvoir jusqu’au XVIIIe siècle. Ils seront remplacés par des almamy, chefs élus par l’aristocratie musulmane.

Le Gadiaga (Galam des Européens) peuplé par des Soninké, dès la fin du VIIIe siècle semble-t-il, était gouverné par des souverains de la famille Bathily, portant le titre de Tounka. Au XIXe siècle, il se scinda en deux, le Goye à l’Ouest de la Falémé, et le Kamera à l’Est.

Le Boundou, qui faisait partie du Gadiaga, fut cédé par un Tounka, au XVIIe siècle, à El Hadji Malick Sy, marabout toucouleur qui en devint le premier almamy.

PANNEAU 21 à 29

Matériaux

Tous en contreplaqué de 15 avec liteaux ; textes sont des photocopies de textes sur imprimante.

Sujets : Listes des souverains du Djolof (n°21) - Walo (n°22) - Cayor (n°23) - Baol (n°24) - Sine (n°26) - Saloum (n°27) - Fouta-Toro (n°28) - Boundou (n°29)

avec au milieu d’eux un neuvième panneau sur Yoro Diaw (n°25)

Panneau n°21

Djolof    Liste des souverains (d’après O. N’Diaye Leyti, 1966).

A. Période peu connue

1. Ndiadiane Ndiaye (Amadou Fatimata Sall), premier bourba.

2. Saré

3. Djiguelane

4. Thioukaly

5. Leyti Thioukaly

6. Dieulène Mbaye Leyti.

7. Biram

8.

9. Tassé Dagoulène.

10. Biram Coura Kane

11. Boucaré Bigué

12. Biram N’Diémé Coumba

 

B. Période mieux connue

13. Léléfouly Fack : sécession du Kayor

14. Thioukaly Dieulène : règne court.

15. Alboury Sarr N’Dao : usurpateur (1570-76).

16. Guirane Boury Dieulène (1577-1617).

17. Biram Peinda Tabara M’Bata (1618-48).

18. Biram M’Bacouré Peinda Tabara (1649-79?).

19. Bakar Peinda Kholé (1680-1710 ?).

20. Bakantam Ganne (1711-16 ?).

21. Alboury Diakhère Lodo (1717-18 ?).

22. Birayamb Madjiguène N’Dao (1719-52 ?).

23. Lat Codou Madjiguène N’Dao (1753-60 ?).

24. Bakautam Boury Gnabou (1761-62 ?).

25. M’Bakom Passe (1763-96 ?).

26. M’Baboury (1791-1829 ?).

27. Birayamb Coumba Guèye (1830) : règne court.

28. Alboury Tam Coumba (1830-42).

29. Baka Codou Bigue Fakontaye (1843-44).

30. Birayamb Aram Khorédia (1845-46 ?).

31. Biram Peinda Coumba N’Gouille : règne très court.

32. M’Bagne Paté Coumba N’Gouille : règne très court.    

33. Lat Codou Madjiguène Paya : règne court.

34. Alboury Peya Biram : règne court.

35. Bakantam Yago (1850-51).

36. Tanor Coura N’Gouille (1852-53).

37. Bakantam Khary Dialor (1858-70).

38. Ahmadou Cheikhou (1871-75). Almamy.

39. Alboury N’Diagne (1875-90).

 
Walo    Liste des souverains (d’après Amadou Wade, publié par V. Monteil, 1964).

1.  Ndyadyan Ndyay (1186-1202).

2.  Mbany Waad et ses soeurs (1202-11).

3.  Barka Mbody (1211-25).

4.  Tyaaka Mbar (1225-42).

5.  Amadu Faaduma (1242-51).

6.  Tany Taasins (1251-71).

7.  Yérim Mbanyik (1271-78).

8.  Tyrukli (1278-87).

9.  Naatago Tany (1287-1304).

10. Fara Yérim (1304-16).

11. Mbay Yérim (1316-31).

12. Dembaané Yérim (1331-36).

13. Ndyak Kumba Sam Dyakekh (1336-43).

14. Fara Khet (1343-48).

15. Ndyak Kumba-gi tyi Ngéloga (1348-55)

16. Ndyak Kumba Nan Sange (1355-67)

17. Ndyak Ko Ndyay Mbanyik (1367-80).

18. Mbany Naatago (1380-81).

19. Mombody Ndyak (1381-98).

20. Yérim Mbanyik Konégil (1398-1415).

21. Yérim Kodé (1414-85).

22. Fara Tako (1485-88).

23. Fara Penda Tëg Rel (1488-96).

24. Tyaaka Daaro Khot (1496-1503).

25. Naatago Fara Ndyak (1503-08).

26. Naatago Yérim (1508-19).

27. Fara Penda Dyeng (1519-31)

28. Tany Fara Ndyak (1531-42).

29. Fara Koy Dyon (1542-49).

30. Fara Koy Dyop (1549-52).

31. Fara Penda Langan Dyam (1552-56).

32. Fara Ko Ndaama (1556-63).

33. Fara Aysa Naalëw (1563-65).

34. Naatago Lhari Daaro (1565-76).

35. Bür Tyaaka (1576-1640).

36. Yérim Mbanyil Aram Bakar (1640-74).

37. Naatago Aram Bakar (1674-1708).

38. Ndyak Aram Bakar (1708-33).

39. Yérim Ndate Bubu (1733-34).

40. Mö Mbody Kumba Khedy (1734).

41. Yérim Mbanyil Anta Dyop (1735)

42. Yérim Kodé fara Mbuné (1735-36).

43. Ndyak Khuri (1736-80).

44. Fara Penda Tëg Rel (1780-92).

45. Ndyak Kumba Khuri Yay (1792-1801).

46. Saayodo Yaasin Mbody (1801-06).

47. Kuli Mbaaba (1806-12).

48. Amar Faatim Borso (1812-21).

49. Yérim Mbanyik Tëg (1821-23).

50. Fara Penda Adam Sal (1823-37)

51. Khërfi Khari Daaro (1837-40).

52. Mö Mbody Maalik (1840-55)

 
Kayor    Liste des souverains (d’après Tanor Latsoukabé Fall, 1974).

1.  Déthiéfou Ndiogou (1549) : règne court.

2.  Amari Ngoné Sobel (1549-93). Damel-Teigne.

3.  Massamba Tako (1593-1600).

4.  Mamalik Tioro. Teigne (et Damel ?).

5.  Makhorédia Kouly (1600-10).

6.  Biram Banga Khourédia Kouly (1610-40).

7.  Daou Demba Khorédia Kouly (1640-47).

8.  Madior Fatim Golagne (1647-64).

9.  Biram Yasin Boubou (1664-81).

10. Déthiao Maram Ngalgou (1681-83)

11. Mafaly Faly Guèye (1683-84).

12. Ndiaye Sall, usurpateur (1684).

13. Makhorédia Diodio Diouf (1684-91). Bour Saloum-Damel.

14. Biram Thilor (1691), (1691-93).

15. Madiakher (ca 1691) : règne court.

16. Déthiélao Bassin Sow (1693-97).

17. Latsoukabé Ngoné Fall (1697-1719). Damel Teigne.

18. Maïssa Teindé Wedj (1719-48). Damel-Teigne.

19. Maïssa Bigué Ngoné (1748-49), (1756-62).

20. Mawa Mbatio Sambe (1749-56).

21. Biram Kodou Ndoumbé (1756) : règne court.

22. Biram Yombé Madjiguèn (1759-60). Bourba-Damel.

23. Madior Dior Yasin Issa (1763-66).

24. Makodou Koumba Diaring (1766-77). Damel-Teigne.

25. Biram Fatim Penda (1777-90). Damel-Teigne.

26. Amari Ngoné Ndella Koumba (1790-1809). Damel-Teigne.

27. Biram Fatma Thioub (1809-32). Damel-Teigne.

28. Maïssa Teindé Dior (1832-55). Damel-Teigne.

29. Birama Ngoné Latir (1855-59).

30. Makodou Koumba Yandé (1859-61).

31. Madiodio Déguèn Lodou (1861), (1864-68).

32. Lat Dior Ngoné Latir (1862-63), (1868-82).

33. Samba Yaya Fall (1883).

34. Samba Laobé Fall (1883-86).

 

 

Baol   Liste des souverains

A. Dynastie Wagadu (avant le XVIe siècle).

La famille maternelle Wagadu dirigea le Baol pendant plusieurs siècles. D’origine soninké, elle s’allia à des familles serer (arrivées du Fouta-Toro aux XIe - XIIe s.), manding et wolof.

Période mal connue. Le fondateur (premier teigne) est Khaya Manga Diata.

B. Dynastie Fall (XVIe au XIXe siècle).

La famille paternelle Fall régna au Cayor et au Baol.

La liste des teigne est la suivante (inspiré de V. Mrtin et C. Becker, 1976).

1.  Amari Ngoné Sobel Fall (ca 1520-1560-70). Damel-Teigne.

2.  Mamalik Tioro (ca 1560-70-ca 1605). Teigne (et Damel ?).

3.  Lat Ndéla Parar (ca 1605-20).

4.  Tié Ndéla (ca 1620-65).

5.  Mbisan Kura : régne court.

6.  Ma Kura : règne court.

7. 

8.  Mbaburi Diaw (ca 1669-78).

9.  Tié Yasin (ca 1678-91).

10. Makodu Kumba : règne court.

11. Tié Riambal : règne court.

12. Latsoukabé (ca 1692-1720). Damel Teigne.

13. Tié Kumba Diaring (1720-26).

14. Mali Kumba Diaring (1726-35).

15. Makodu Kumba Diaring (1735-1737 ?), (1756-78). Damel Teigne.

16. Maïssa Tende Wedj (1737-1748-49). Damel Teigne.

17. Tié Yasin Isa (1748-49-50), (ca 1751).

18. Maawa (ca 1750-61). Damel Teigne.

19. Amari Ngoné Ndéla Diaring (ca 1778-87), (ca 1790-ca 1809).

20. Biram Fatim Penda (ca 1787-90). Damel Teigne.

21. Tié Yasin Dieng (ca 1809-12).

22. Tié Kumba Fatim Penda : règne court.

23. Amari Dior Borso (ca 1815-22).

24. Biram Fatma Thioub (ca 1822-32). Damel Teigne.

25. Makodu Kumba Guelwar (ca 1832-33), (1855-56-57), (1860).

26. Lat Déguen (ca 1833-42).

27. Mali Kumba Diaring (1842), (1845-46), (1848).

28. Maïssa Tendé Dior (1842-ca 1845), (1848-54). Damel Teigne.

29. Tié Yasin Ngoné Déguen (1854-55), (1856-57-60),          (1860-71).

30. Tié Yasin Dior Galo Gana (1871-73), (1874-90).

31. Lat Dior Ngoné Latir Diop (1873-74). Damel Teigne.

32. Tanor Gogn Dieng (1890-94).

 
Sine    Liste des souverains (d’après Niokhobaye Diouf, 1972).

1.  Maïssa Wali Dione Mané (1185-1229).

2.  Tassé Faye (1229-30).

3.  Wagane Tening Diom Faye (1230-56).

4.  Ndiouma Dieng (1256-64).

5.  Pangha Yaya Sarr (1264-67)

6.  Diomaye Niane (1267-76).

7.  Silmang Marone (1276-87).

8.  Wassaly Faye (1287-1302).

9.  Diessanoa Faye (1302-13).

10. Mbégane Ndour (1313-21). Bour Sine, Bour Saloum.

11. Wagane Mhé Soun Ngom Faye (1321-28).

12. Diokel Fardié (1328-31).

13. Wa Mbissane Diop (1331-44).

14. Boukar Sossane faye (1344-48).

15. Dioma Bangal Sarr (1348-54).

16. Wa Mone Ndong (1354-63).

17. Ndien O Nguess Faye (1363-69).

18. Ndiokhobaye Mane niane Diouf (1369-79).

19. Guédiopal Mane Diouf (1373-94).

20. Silmang Laba Ngom (1394-1406).

21. Walkhane Faye (1406-22).

22. Woula ndoum Faye (1422-43).

23. Diogo Gnilane Diouf (1443-61).

24. Biram Paté Koumba Ndiaye (1461-66).

25. Diokel Laba Ngom (1466-72).

26. Diémane Ndong (1472-81).

27. Guedj Ndiaye (1481-95).

28. Latsouk Tioro Faye (1495-1502).

29. Lat Sanou Faye (1502-16).

30. Amakodou Diouf (1516-34).

31. Wagane Koumba Sandiane Faye (1534-1634).

32. Waldiodio Ndiaye (1634-51).

33. Samba Lam Ndoud Ndiaye (1651-59).

34. Biram Paté Gnilane Ndiaye (1659-72).

35. Latsouk Gnilane Samba Diouf (1672-88).

36. Latsouk Faniame Faye (1688-98).

37. Boukar Tjilas Dialoliel Diouf (1698-1715).

38. Amakodou Samba Diouf (1715-24).

39. Boukar Tjilas Sanghaie Diouf (1724-35).

40. Boukar Tjilas a Mbotil Diouf (1735-50).

41. Boukar Tjilas Mahé Soum Diouf (1750-63).

42. Mbaye Fotlou Diog Diouf (1763-70).

43. Amakodou Mahé Ngom Diouf (1770-89).

44. Latsouk Fata Faye (1789-1802).

45. Ndiak Faye (1802-10).

46. Amakoumba Mbodj (1810-14).

47. Amadiouf Gnilane Faye Diouf (1814-47).

48. Koumba Ndoffène Fanak Diouf (1847-70).

49. Sanou Mône Faye (1870-77).

50. Sémou Mak Diouf (1877-80).

51. Amadi Baro Diouf

52. Mbaké Mak Ndiaye

53. Dialgui Sira Diouf (1884-85).

54. Niokhobaye Semou Diouf (1885-86).

55. Mbaké Ndeb Ndiaye (1886-97).

56. Koumba Ndoffène Fandeb Diouf (1897-1924).

57. Mahékor Diouf (1924-69).

Saloum
    Liste des souverains (d’après Abdou Bouri Ba, 1976).

1.  Mbégan Ndour (1493-1513).

2.  Guiranokhap Ndong (1513-20).

3.  Latmingué Dielèn Ndiaye (1520-43).

4.  Samba Lambour Ndiaye (1543-47).

5.  Séni Diémé Dielèn Ndiaye (1547-50).

6.  Lathilor Badiane (1550-59).

7.  Walbouny Diélèn Ndaye (1559-67).

8.  Maléotane Diouf (1567-1612).

9.  Sambaré Diop (1612-14).

10. Biram Ndiémé Koumba Ndiaye (1614-37).

11. Ndéné Ndiaye Marone Ndao (1637-39).

12. Mbagne Diémel Ndiaye (1639-45).

13. Waldiodio Ndaye (1645-54).

14. Amakodou Ndiaye (1654-89).

15. Amafal Fall (1689) règne court.

16. Amadiouf Diouf (1690-96).

17. Sengane Kéwé Ndiaye (1696-1726).

18. Lathilor Ndong (1726-30).

19. Amasiga Seck Ndiaye (1730-32).

20. Biram Khorédia Tièk Ndao (1732-34).

21. Ndéné Ndaye Bigué Ndao (1734-53).

22. Mbagne Diop (1753-60).

23. Mbagne Diogop Ndiaye Mbodj (1760-67).

24. Sandéné Kodou Bigué Ndao (1767-69).

25. Sengane Diogop Mbodj (1769-76).

26. Ndéné Diogop Mbodj (1776-78).

27. Sengane Déguèn Ndiaye (1778) : règne court.

28. Sandéné Kodou Fall Ndao (1778-87).

29. Biram Ndiémé Niakhana Ndiaye (1787-1803).

30. Makoumba Diogop Mbodj (1803-10).

31. Ndéné Niakhana Ndiaye (1810-17).

32. Biram Khorédia Mbodj Ndiaye (1817-23).

33. Ndéné Mbarou Ndiaye (1823) : règne court.

34. Balé Ndoungou Khourédia Ndao (1823-51).

35. Bala Adama Ndiaye (1851-54).

36. Socé Bigué Ndiaye (1854-55).

37. Koumba Ndama Mbodj (1855-59).

38. Samba Laobé Fall (1859-64).

39. Fakha Fall (1864-71).

40. Niawout Mbodj (1871-76).

41. Sadiouka Mbodj (1876-79).

42. Guédal Mbodj (1879-96).

43. Sémou Djimit Diouf (1896-99).

44. Ndiémé Ndénoum Ndao (1899-1902).

45. Ndéné Diogop Diouf (1902-03).

46. Sémou Ngouye Diouf (1903-13).

47. Gori Tioro Diouf (1913-19).

48. Mahawa Tioro Diouf (1919-35).

49. Fodé Ngouye Diouf (1935-69).

Fouta-Toro
    Liste des souverains (d’après O. Kane, 1986)

1.  Koli Tenella (1512-37).

2.  Labba Tenella (1537-65).

3.  Samba Tenella (Samba Laamu) (1565-67).

4.  Gelaayo Bambi (1567-71).

5.  Gelaayo Tabaara (1571-81).

6.  Yéro Koli (Yéro Jam) (1581-91).

7.  Gata yéro Koli (1591-1603).

8.  Sawa Laamu (1603-40).

9.  Bubakar Sawa Laamu (1640-69).

10. Siré Sawa Laamu (1669-1702).

11. Sabboyi Sawa Laamu (1702-07).

12. Sawa Dondé (1707-09).

13. Bubakar Siré (1709-10 ; 1718-21 ; 1721-23).

14. Gelaajo Jegi (1710-18).

15. Bubu Musa (1721 ; 1723-24 ; 1730-33).

16. Samba Siré (1724-25).

17. Samba Gelaajo Jeegi (1724-30 ; 1731-32 ; 1740-42).

18. Konko Bubu Musa (1732-40 ; 1742-45).

19. Sule Njaay (1745-47 ; 1749-51 ; 1753-75).

20. Bubu Gayssiri (1747-49).

21. Jaaye Hola (1751-53).

22. Sule Bubu Gayssiri (1775- vers 1778).

 
Boundou    Liste des souverains élimane, almamy. (d’après Ph. D. Curtin, 1974).

1.  Maalik Dauda (Maalik Si) (1693-99).

2.  Bubu Maalik (1700-02), (1719-27).

3.  Tumaane Bohi (1727-31 ?).

4.  Interrègne (1731-35 ?).

5.  Maka Jiba (1735-64).

6.  Amadi Gai (1786-90).

7.  Muusa Gai (1786-90).

8.  Seega Gai (1790-97).

9.  Amadi Aisaata (1797-1819).

10. Muusa Yeero Maalik Aisaata (1819-26).

11. Tumaane-Moodi (1827-35).

12. Maalik Kumba (1835-37).

13. Saada Amadi Aisaata (1837-51).

14. Amadu Amadi Makumba (1852-53).

15. Interrègne, guerre civile (1853-54).

16. Umar Saada (1854-56).

17. Bokar Saada (1856-85).

18. Umar Penda (1885-86).

19. Saada Amadi Saada (1886-88).

20.  Usman Caasi (1888-91).

21. Maalik Ture (1891-1905).

- 2 pièces (41-35-36). Etiquette : Eléments d’un collier en argent même de cuivre trouvé dans un des tumulus de Nguiguela (SE de Saint-Louis).

Vitrine n°30

Plate (50 x 150 x 15 cm). Sur pied en tubes carrés.

Inscription sur le support.

Contient 11 pièces réparties sur 3 plateaux, à savoir :

- 1 pièce (sans n°).

Etiquette : Deux talismans attachés, appelés "enclume" et "marteau". Au cours des combats, ils étaient frappés l’un sur l’autre par un griot prononçant des incantations devant assurer la victoire.

- 8 pièces (sans n°).

Etiquette : Ensemble des talismans ayant appartenu à un haut dignitaire (diaraf du Saloum, 19e siècle). Tous proviennent de la peau du même animal.

- 12 pièces (sans n°).

Etiquette : Talismans ayant appartenu au Teigne (rou) Tié Yacin Dior, qui règna sur le Baol de 1871 à 1889, avec une brève interruption due au Damel Lat Dior.


Pierre tombale fixée au mur : Dalle funéraire en marbre (70 x 100 cm) portant l’inscription : "Mohamed Diop roi de Dakar. mort le 16 février 1873".

A côté deux photos avec les légendes :

En haut : "Mohamed Diop, roi de Dakar", dessin exécuté par Pierre Loti en 1871.

En bas : "Tombeau de Mohamed Diop, roi de Dakar", dessin exécuté en 1875 par Pierre Loti.

Ci-contre, pierre tombale du tombeau de Mohamed Diop, trouvée derrière la cathédrale sur l’emplacement du cimetière "Gouye Mariama", en creusant les fondations de l’archevêché, en 1957.

Vers 1795, les Lébous se révoltèrent contre l’autorité du Damel Amadi Ngoné Ndella Coumba, et fondèrent une République théocratique, ayant à sa tête un Serigne Ndakarou. Le premier de ceux-ci fut Dial-Diop. Mohammed Diop, son descendant, apparaît dans les documents d’archives à partir de 1852. Il mourut en 1873.

Il était très considéré par les habitants de la presqu’île. Les autorités françaises le qualifient tantôt de "chef de Dakar", tantôt de "roi de Dakar", et le considèrent comme un homme pieux, souvent en extase, mais mal à l’aise devant les problèmes temporels. Son frère lui succéda mais, selon Loti, sans posséder son ascendant.
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