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Dcs Yves Thilmans - 23 fvrier 2018
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Compte-rendu de Assemble gnrale ordinaire du 3 fvrier 2018 - Samedi 10 fvrier 2018
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Assemble Gnrale Ordinaire - Samedi 3 fvrier 2018
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Prsentation de l'ouvrage TIRAILLEURS SENEGALAIS Tmoignages pistolaires 1914-1919 - Mercredi 11 Mars 2015
Pierre ROSIERE-Mamadou KONE-Cyr DESCAMPS prsenteront l'ouvrage l'Institut Franais 18h30
Prsentation du livre les Garnisons de Gore - Lundi 5 Mai 2014
19 heures l'Institut franais de Dakar (89, rue Joseph Gomis) prsentation du livre "Les Garnisons de Gore" de Maurice MAILLAT.
Message de Stephen Grant, membre d'honneur de l'AAMHIS - mardi 18 fvrier 2014
Livres sur Strickland, consul amricain Gore Lien : http://www.youtube.com/watch?v=M-wrBKbOSF8

Salle 1: GOREE

MOBILIER

Quatre panneaux fixés au mur (n° 1 à 4).

Une vitrine plate (n° 1).

Deux statues en bois polychromes.

Quinze plans de Gorée dans des cadres.

PANNEAU N°1

Matériaux : Contreplaqué de 15 sur cadre de bois ; verre 4 mm ; cornières aluminium de 30 mm.

Dimensions  98 x 117 mm.

TEXTE

Gorée doit son existence au massif en roche volcanique (basalte) qui constitue la partie élevée de l’île, le Castel. Ce massif n’est qu’un fragment d’une coulée volcanique qui s’était répandue à l’air libre, il y a environ 13.500.000 ans. Après sa mise en place, cette coulée a été soumise à une forte érosion continentale qui l’a réduite au seul massif du Castel. Celui-ci a continué à faire partie du continent pendant des millions d’années, jusqu’à ce qu’une remontée du niveau de la mer le transforme en île. Il y a 3000 ans, la mer était plus haute que de nos jours. Elle a mis en place des dépôts de sable coquiller qui constituent la partie basse de l’île.

Au Néolithique, des Africains se rendaient sur l’île en partant de la côte qui lui fait face. En effet, des outils de basalte ont été trouvés à Gorée. Ils sont identiques à ceux du Cap-Manuel, dont ont sait qu’ils ont été façonnés il y a environ 4.000 ans. Par la suite, à l’âge du fer, les habitants continuèrent à fréquenter l’île, cuisinant et même y enterrant leurs morts. Ce sont eux qui y amenèrent les chèvres domestiques dont les premiers navigateurs européens signalent la présence.

Les Portugais abordèrent pour la première fois à Gorée en 1444. S’ils y édifièrent une chapelle en 1481, ils ne s’y installèrent pas. Au XVIe siècle, les Français et les Anglais, qui s’étaient mis à leur tour à se rendre aux côtes de Guinée, se bornèrent à y assembler des chaloupes et à y charger des pierres comme lest pour leurs navires.

Les Néerlandais furent les premiers Européens à s’installer sur l’île, qui leur doit son nom actuel. Elle leur avait été offerte, en 1627 semble-t-il, par le roi (Damel) Biram.

La Compagnie Néerlandaise des Indes Occidentales édifia, vers 1628, sur la partie basse de Gorée, un premier ouvrage fortifié. Par la suite, un fortin fut élevé sur la partie haute.

En 1677, le Vice-Amiral d’Estrées obtint la capitulation du personnel néerlandais de la Compagnie se trouvant sur l’île. A l’exception de moins de trente années d’occupation anglaise (1693, 1758-63, 1779-83, 1800-17), les Français se maintinrent jusqu’à l’indépendance.

Jusqu’à l’abolition de la traite négrière par les Anglais en 1807, Gorée servait d’entrepôt d’esclaves. Par la suite, elle connut une période d’activité commerciale, et compta plus de 5.000 habitants dans le second tiers du XIXe siècle. Délaissé au début du siècle suivant avec l’essor de Dakar, sa population tomba à 600 habitants en 1931, pour atteindre de nos jours près d’un millier.

Sous l’Ancien Régime, l’élément mulâtre, et plus particulièrement les femmes, appelées signares, joua un rôle important.

Les plus anciennes demeures existant actuellement dans l’île, remontent au dernier tiers du XVIIIe siècle. Par arrêté du 14 novembre 1944, Gorée a été classée site historique, et elle fait actuellement partie des sites rangés par l’UNESCO dans le Patrimoine Mondial de l’Humanité.

 

PANNEAU N°2

Matériaux : Contreplaqué de 15 sur cadre de bois ; verre 4 mm ; cornières aluminium 30 mm.

 

Dimensions : 100 x 169 mm.

 

TEXTE

Photo aérienne en couleurs de Gorée. (80 x 120 cm).

Porte des numéros renvoyant à la légende suivante :

1.  Castel (fortification des XIXe et XXe siècles)

2.  Tourelle double de 240

3.  Mosquée

4.  Ecole du Lion (aujourd’hui Ecole Mariama Bâ)

5.  Ex-Ecole Faidherbe ; actuel dispensaire (immeuble du XVIIIe s)

6.  Eglise Saint Charles, construite en 1837-38

7.  Ex-Hôpital (immeuble du XVIIIe s)

8.  Maison des Esclaves (captiverie du XVIIIe s)

9.  Ex-Musée historique de l’A.O.F (captiverie du XVIIIe s)

10. Jardin du Gouvernement (existait au XVIIe s)

11. Ex-Ecole William Ponty (bâtiment central du XVIIIe s)

12. Ex-siège du Gouvernement Général (immeuble du XIXe s)

13. Mairie (immeuble du XVIIIe s)

14. Presbytère (captiverie du 18e s)

15. Musée de la Mer (immeuble du XVIIIe s)

16. Poste de Police (plus ancienne construction de l’île)

17. Batterie de la Place (fortifications du XVIIIe et du XIXe s)

18. Batterie de l’Ouest (fortification du XIXe)

19. Immeuble en ruine (captiverie du XVIIIe)

20. Ex-Maison du Soudan (Immeuble du XIXe s)

21. Université des Mutants (Immeuble du XIXe s)

22. Batterie du Nord (fortification du XIXe s)

 

PANNEAU N°3

Matériaux : Contreplaqué de 15 mm sur cadre de bois ; verre 4 mm ; cornières alu 30 mm.

 

Dimensions : 120 x 150 cm

 

TEXTE : Visiteurs célèbres

13 photos 24/30 en noir et blanc. Légendes ci-après

- Pedro Alvares Cabral (1460-1526). Portugais qui découvrit le Brésil. Il fit escale dans la "baie de Bezeguiche" (rade de Dakar) en juin 1501.

- Americo Vespuce (1451-1512). Florentin qui donna son nom à l’Amérique. Il fit escale dans la "baie de Bezeguiche" (rade de Dakar) du 2 au 12 juin 1501.

- Vasco de Gama (1469-1524). Le découvreur de la route des Indes par le Cap, se rendit, le 6 mars 1502, à la chapelle de Gorée et y entendit la messe.

- Afonso de Albuquerque (1453-1515). Fondateur de la puissance portugaise dans l’Inde. Il fit escale dans la "baie de Bezeguiche" (rade de Dakar) en 1506.

- Jacob le Maire (1585-1615). Néerlandais qui découvrit le Cap Horn. A l’aller, son navire fit escale à l’"île aux chaloupes" (Gorée), le 25 juillet 1615.

- Michel Adriaensz. de Ruyter (1607-1676). Un des plus célèbres marins néerlandais. Reprit Gorée aux Anglais en 1664, et en fit réparer les forts.

- Donna Maria da Gloria (1819-1853), reine de Portugal sous le nom de Marie II. Fille de don Pedro, empereur du Brésil. Entendit la messe à Gorée, le 10 juin 1831.

- François-Ferdinand d’Orléans, prince de Joinville (1818-1900). Vice-amiral français, troisième fils du roi Louis-Philippe, ramena les cendres de Napoléon en 1840. Visita Gorée en 1848.

- Révérende Mère Anne-Marie Javouhey (1779-1851). Fondatrice en 1806 de la Congrégation des Soeurs de Saint-Joseph de Cluny. Elle envoya celles-ci en 1819 à Saint-Louis, où elles ouvrirent une école. Mère Javouhey vint elle-même créer une mission à Gorée en 1822. Elle se consacra ensuite à Mana (Guyane) à la réintégration des Noirs libérés de l’esclavage.

- Lamine Guèye (1891-1968). Enseigna les mathématiques à l’Ecole Normale William Ponty, en poursuivant lui-même ses études. Premier avocat noir (1921), premier maire africain de Saint-Louis (1925), député (1945) et maire de Dakar de 1945 à 1961, secrétaire d’Etat et membre de la délégation de la France aux Nations-Unies (1956). Il fut Président de l’Assemblée Nationale du Sénégal de 1960 à 1968.

- Blaise Diagne (1872-1934). Né à Gorée, il fut le premier Africain à siéger au Parlement français, représentant le Sénégal à la chambre des Députés de 1914 à 1934. Haut-Commissaire chargé du recrutement des troupes africaines en 1918, sous-secrétaire d’Etat aux Colonies en 1931, il présida le premier Congrès Panafricain à Paris en 1919.

- Modibo Keïta (1915-1977). Premier au concours d’entrée à l’Ecole Normale William Ponty (1930), il en sortit également major (1933). Pendant son séjour à Gorée, il sauva de la noyade son jeune camarade Emile Derlin Zinsou, futur Président de la République du Dahomey. Elu député en 1956, Vice-Président de l’Assemblée Nationale française et Secrétaire d’Etat à la présidence du Conseil (1957), Président du Gouvernement Fédéral du Mali (1959). Président de la République du Mali.

- Félix Houphouet-Boigny (1905). Reçu premier à l’Ecole William-Ponty (1918), il sortit major de sa promotion de l’Ecole Africaine de Médecine (1925). Fondateur du Rassemblement Démocratique Africain (1946), député de la Côte d’Ivoire pendant 15 ans, Ministre dans les gouvernements français pendant 4 ans (1956-60). Il est depuis 1960 Président de la République de Côte d’Ivoire.

PANNEAU N°4

Matériaux : Contreplaqué de 15 mm sur cadre de bois ; verre 4 mm ; cornières alu de 30 mm.

 

Dimensions : 120 x 150 cm

 

TEXTE : Gorée autrefois.

Douze photos noir et blanc 30 x 40. Légendes ci-après (de g. à dr. et de haut en bas) ;

- 1780. Naufrage d’une pirogue dans l’anse de Gorée. Le navire négrier vers lequel elle se dirigeait était mouillé au large. Dessin d’après nature de C. Ozanne.

- 1780. Portrait d’un habitant de Gorée. Le plus ancien dessin d’après nature connu de C. Ozanne.

- 1837. Réception des officiers de l’Hercule et de la Madeleine à l’Hôtel du Gouvernement.

- 1839. Puits à Gorée. Dessin d’après nature de A. d’Hastrel.

- 1842-44. Signare et sa suivante, d’après un aquarelle de E. Nousveaux, faite d’après nature.

- 1843. Place et marché de Gorée. D’après E. Nousveaux, faite d’après nature.

- XIXe  s. Puits à Gorée.

- 1859. Cour intérieure à Gorée. D’après un dessin de E. de Bérard.

- 1859. Place du Gouvernement et marché. D’après un dessin de E. Bérard.

- XIXe s. Intérieur d’une maison de signare, d’après un dessin de E. Laplante.

- 1885. Salle de classe.

- Vers 1887. Le débarcadère et le fort de Gorée. D’après une photographie de M. de Bonnevide.

 

VITRINE N°1

Vitrine verre sécurit collé. Dimensions 150 x 50 x 15 cm. Fabriquée par Sénégal-Miroir (Dakar).

Contenu : 17 pièces réparties sur 7 plateaux, à savoir :

- Deux outils en basalte (64-19-66 ; D)

Etiquette : Outillage de basalte identique à celui façonné au Cap Manuel. Indique la fréquentation de Gorée par les Africains, il y a trois à quatre mille ans.

- Deux tessons (71-17a ; 71-17b), une coquille de Patelle.

Etiquette : Avant l’arrivée des Européens, et durant l’Age des Métaux, les Africains de la côte fréquentaient Gorée. Ils y édifièrent quelques amas coquilliers (Patelles), identiques par leur céramique à ceux de la Petite Côte.

- Fragment de petite poterie (MH 91-3)

Etiquette : Fragment de petite poterie trouvée à Gorée. Le dessin en creux évoque un bâtiment à voile, stylisé.

- Trois pièces de monnaie (sans n°) en argent.

Etiquette : Monnaies anciennes trouvées à Gorée. De haut en bas : Louis XVI (1781); George III d’Angleterre (1819), Victor Emmanuel d’Italie.

- Trois fragments de pipe en terre blanche (79-21; 62-5; MH 91-7

- Deux fragments de pipe en terre rouge (51-87-2; pas n°) MH 91-8

Etiquette : Fragments de pipes fabriquées en Europe, tant à l’usage des Européens (terre blanc), que des Africains (terre rouge). Trouvées dans le sous-sol à Gorée.

- Un fragment de pipe (MH 91-9)

Etiquette : fragment de pipe ornée d’emblèmes maçonniques (Gorée, 70 cm de profondeur).

- Cinq tessons (MH 91-10, MH 91-11, MH 91-12, MH 91-13, MH 91-14

Etiquette : Le sous-sol de Gorée renferme de nombreux tessons de poterie d’origine européenne (fréquemment rouennaise).

 
Dans deux niches situées entre la salle et l’arrière salle :

- Deux statues en bois peint (hauteur avec socle: 165 et 168 cm) ont été désinfectées par Thiam Bodiel ; une a été restaurée par Thiam Bodiel). Statues trouvées au rez-de-chaussée; cave - débarras de l’ancien Musée).

Inscriptions :

- Saint Roch, statue en bois peint, sculptée par un artiste africain anonyme pour l’église de Gorée (19e s). MH 91-15

- Saint charles, statue en bois peint, sculptée par un artiste africain anonyme pour l’église de Gorée (19e s). MH 91-16

GOREE ARRIERE SALLE

Mur du fond ; un double mur en parpaings a été édifié. Dans l’espace aménagé, placement de huit tubes au néon sur fond de papier aluminium.

Dans le double mur : ouverture pour placement de 15 cadres (13 rangées superposées de 5) en bois, entourant un verre dépoli et un verre clair entre lesquels se trouve serré un plan de Gorée. Dimensions 27 x 48 cm. Pourtour du cadre : cornière aluminium de 15 mm. A gauche des cartes, texte explicatif dans cadre de 61 x 103 cm. Egalement serré entre verre clair et verre dépoli.

TEXTE : Evolution cartographique de l’île de Gorée

1681

Plan dressé par Jean Barbot, négrier français qui fit escale à Gorée en décembre 1681.

Le jardin existe déjà, de même qu’une "esclaverie". Le fort d’en-haut a été détruit en 1677 par le Vice-amiral J. d’Estrées.

1682-86

Plan anonyme non daté. La captiverie porte le n°9, et le fort d’en-haut (non encore reconstruit) le n°15.

1687

Plan levé par le Français Charité. La captiverie est désignée par la lettre F et le fort d’en-haut (encore en ruines) par le cercle C.

1716

Plan levé par le Français Compagnon et publié par J.-B Labat en 1728. Le fort d’en-haut (n° 28 à 31 est reconstruit.

1723

Plan dressé par le Français Desvallons. Le nombre de cases ne cesse d’augmenter. L’anse est maintenant protégée par un retranchement (B, 12, 13, 14, 16).

1750

Plan anonyme du milieu du 18e s. Le n° 5 est appelé "captiverie des femmes". Le tireté représente l’hôpital et la chapelle, non achevés. Les retranchements se sont étendus.

1753

Plan établi par Michel Adanson, naturaliste français qui séjourna au Sénégal de 1749 à 1753. Le n°9 désigne la chapelle, le n°12 l’hôpital, le n°24 la captiverie.

1758

Plan dressé par l’Anglais John Lindsay, lors de la prise de Gorée. C désigne l’esclaverie, H la chapelle, G l’hôpital, Y le cimetière des blancs, Z celui des noirs. Bonne concordance avec le plan de 1753. Le village (A) est trop schématisé. Apogée de la mise en défense de Gorée sous l’Ancien Régime.

1764

Plan levé par l’ingénieur français Armény de Paradis, peu après la reprise de possession de Gorée par les Français, en septembre 1763

1766

Plan établi par l’ingénieur français Armény de Paradis. Une partie du fort d’en-haut a été démolie pour servir de logement au gouverneur de Mesnager. Celui-ci a d’autre part fait construire un chemin vers la partie haute de l’île (n°13), lequel existe encore.

1775

Plan dressé par le français Evrard Duparel vers 1775. Les numéros des lotissements renvoient à leurs propriétaires désignés par leurs noms en annexe. En D, la captiverie. C’est le premier plan cadastral de l’île.

1786

Plan levé par l’ingénieur militaire S. Golbery. En B, la batterie de douze pièces, construite par les Anglais en 1778. En Z, maison du gouverneur 

1821

Plan établi par Davy, capitaine des sapeurs. Le n°1 désigne le fort d’en-haut. Celui d’en-bas a été démoli. Le X désigne une redoute à la pointe Nord de Gorée, qui précéda l’actuel fort d’Estrées (Musée Historique).

1900

Plan levé par les officiers du génie (21 juillet 1900) en vue de l’installation de l’éclairage des rades de Dakar. On aperçoit les forts d’en-haut et d’en-bas (Batterie du Nord).

1984

Plan actuel de l’île. 

© AAMHIS 2013 - Musée Historique Gorée (Sénégal) – Tél (221) 33 842 77 60 < aamhisgoree@gmail.com >   Credit
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